Quel taux de nicotine choisir ? Pourquoi le nombre de cigarettes ne suffit pas
Dernière mise à jour : il y a 2 jours
Pourquoi « un paquet par jour » ne donne pas un taux
« Je fume un paquet par jour, il me faut du combien ? » C'est probablement la question la plus posée dans une boutique de vape. Elle appelle une réponse rapide, un chiffre, et beaucoup de vendeurs en ont un tout prêt. Le problème, c'est que ce chiffre peut être juste pour un client et complètement à côté pour le suivant, qui fume pourtant exactement autant.
Quel taux de nicotine choisir, alors, quand on passe à la cigarette électronique ? Cet article explique pourquoi la réponse ne tient pas dans un tableau.
Il s'adresse d'abord aux fumeurs et vapoteurs qui cherchent le bon dosage, et aux professionnels qui les conseillent. Il ne remplace pas l'avis d'un médecin ou d'un tabacologue : il aide à comprendre ce qui se joue, pour poser les bonnes questions et ajuster en connaissance de cause.
D'où vient la règle du paquet, et pourquoi elle rassure
Les tableaux de correspondance entre nombre de cigarettes et taux de nicotine circulent partout : sur les emballages, les sites marchands, dans les boutiques. Ils ont un mérite réel : ils donnent un point de départ à quelqu'un qui n'a aucun repère. Pour un fumeur qui entre pour la première fois dans une boutique, entendre « pour vous, ce serait plutôt ce taux-là » est rassurant.
Mais ces tableaux reposent sur une hypothèse implicite : que tout le monde vapote avec le même matériel, de la même manière, au même rythme. Or ce n'est jamais le cas. Tabac Info Service le dit clairement : il n'existe pas de protocole de dosage des e-liquides, et la science manque d'équivalences précises entre tabac et vapotage. Le nombre de cigarettes est un indice. Le transformer en conversion automatique, c'est ignorer la moitié de l'équation.
Derrière cette question se cache en réalité…
Quand un client demande « il me faut du combien ? », il ne demande pas vraiment un chiffre. Il demande : « est-ce que je vais tenir sans cigarette ? ». La vraie réponse n'est donc pas un taux, c'est un plan : un point de départ raisonné, les signes à surveiller, et la possibilité de revenir ajuster. Un client qui repart avec ce plan est beaucoup mieux armé qu'un client qui repart avec un chiffre.
Concentration, quantité, exposition : remettre les mots à leur place
Le taux en mg/ml est une concentration, pas une dose
Un e-liquide à 6 mg/ml contient 6 milligrammes de nicotine par millilitre de liquide. C'est une concentration, comme le degré d'alcool sur une bouteille. Elle ne dit pas combien vous allez en absorber : un verre de vin et une bouteille de vin ont le même degré.
Ce que la personne reçoit dépend donc de combien de liquide elle vaporise et de comment elle l'inhale. Deux vapoteurs qui utilisent le même flacon peuvent avoir une exposition très différente.
Les paramètres qui changent la nicotine réellement inhalée
Paramètre | Ce que c'est | Effet général sur l'exposition |
Concentration (mg/ml) | Quantité de nicotine par ml de liquide | À usage identique, plus la concentration est haute, plus l'exposition l'est |
Quantité de liquide consommée | Nombre de ml vaporisés par jour | Plus on vaporise de liquide, plus on inhale de nicotine à concentration égale |
Puissance (W) | Intensité de chauffe | Une puissance plus élevée vaporise en général plus de liquide par bouffée |
Résistance (Ω) | Élément chauffant ; sa valeur fixe la plage de puissance | Les résistances de faible valeur (sub-ohm) s'utilisent à plus forte puissance et vaporisent davantage |
Tirage (MTL, RDL, DL) | Façon d'inspirer | Le DL mobilise beaucoup plus de vapeur que le MTL |
Fréquence et durée des bouffées | Nombre de bouffées, longueur de chaque inspiration | Des bouffées longues et fréquentes augmentent l'exposition |
Répartition dans la journée | Vapotage continu ou par moments | Change la façon dont l'envie est satisfaite |
Type de nicotine | Base libre ou sels | Modifie surtout la sensation en gorge, donc la concentration tolérée |
Comportement individuel | Profondeur d'inhalation, habitudes, sensibilité | Varie fortement d'une personne à l'autre |
Ces effets sont des tendances générales, pas des lois exactes. Mais ils suffisent à comprendre pourquoi deux personnes qui fumaient autant peuvent avoir besoin de réglages très différents.
Ce que le client ne voit pas
Un vapoteur qui passe d'un petit pod à une box puissante sans changer de liquide augmente souvent, sans le savoir, la nicotine qu'il inhale, simplement parce qu'il vaporise beaucoup plus de liquide. À l'inverse, celui qui passe d'une box à un pod en gardant un liquide faiblement dosé peut avoir l'impression que « la vape ne lui suffit plus ». Dans les deux cas, le liquide n'a pas changé. C'est le matériel qui a changé la donne.
Nicotine base libre ou sels de nicotine
La nicotine en base libre (dite classique) donne une sensation en gorge, le « hit », qui devient marquée quand la concentration monte. Les sels de nicotine associent la nicotine à un acide, ce qui rend la sensation en gorge plus douce à concentration égale.
C'est pour cette raison qu'on les trouve souvent en concentrations élevées dans les pods en tirage MTL : un ancien fumeur peut obtenir une satisfaction proche de ce qu'il connaissait sans la sensation d'irritation qu'aurait provoquée la même concentration en base libre.
Deux précisions importantes. Les sels ne sont ni « plus légers » ni « plus sains » : la concentration indiquée reste la concentration réelle. Et ils ne sont généralement pas adaptés aux matériels puissants en tirage direct, où la quantité de liquide vaporisée est élevée.
Ce que dit la réglementation
Cadre en vigueur en France (septembre 2026)
Concentration maximale en nicotine : 20 mg/ml (directive 2014/40/UE, art. 20, et fiche DGCCRF).
Flacons de recharge nicotinés : 10 ml maximum ; réservoirs et cartouches contenant un liquide nicotiné : 2 ml maximum.
Depuis le 1er juillet 2026, la vente en station de recharge de liquides avec nicotine ajoutée par le détaillant est interdite (DGCCRF).
Les liquides nicotinés portent un avertissement sanitaire sur la dépendance, ainsi que, selon leur concentration, un pictogramme de danger en cas d'ingestion. Bouchon de sécurité enfant obligatoire.
Vente interdite aux mineurs, preuve de majorité exigée (Code de la santé publique, art. L3513-5).
Depuis la loi du 24 février 2025, les dispositifs à usage unique (« puffs » jetables) ne peuvent plus être vendus.
Des évolutions ont été annoncées en 2025 par le ministère de la Santé sur les arômes et les taux de nicotine. À la date de rédaction, vérifiez l'état des textes avant publication : aucune de ces mesures n'est présentée ici comme adoptée.
Cinq cas pratiques : raisonner plutôt que convertir
Les cas suivants sont fictifs. Ils montrent un raisonnement, pas une prescription : aucun ne donne de taux « à appliquer ». Pour chaque client, le vendeur analyse ce qu'il sait, identifie ce qui manque et oriente la discussion.
Client A : fume régulièrement, utilise un petit pod en tirage MTL
Informations disponibles : fumeur d'environ quinze cigarettes par jour, vient de commencer avec un petit pod à faible puissance, tirage serré. Liquide en base libre, faiblement dosé. Il fume encore « quelques-unes » l'après-midi.
Analyse : un pod MTL vaporise peu de liquide par bouffée. Avec une faible concentration, l'apport peut ne pas suffire à calmer l'envie, ce qui expliquerait les cigarettes de l'après-midi. La base libre à concentration plus élevée risque en revanche d'être irritante en gorge.
Questions supplémentaires : À quel moment revient l'envie de fumer ? Combien de temps vapotez-vous d'affilée ? La sensation en gorge vous convient-elle ? Combien de liquide utilisez-vous par jour ?
Piste de conseil : discuter d'un ajustement du dosage, éventuellement vers des sels de nicotine plus doux en gorge, en expliquant les signes d'excès et en proposant un point dans quelques jours.
Client B : fume moins, mais utilise un matériel beaucoup plus puissant
Informations disponibles : une dizaine de cigarettes par jour, a acheté une box puissante avec un clearomiseur sub-ohm, tirage direct. Il a pris le même taux qu'un ami qui vapote en pod. Il se plaint de maux de tête et d'une gorge irritée.
Analyse : en DL, la quantité de liquide vaporisée par bouffée est bien plus importante. À concentration égale, l'exposition peut être nettement supérieure à celle de son ami. Les symptômes décrits font partie des signes d'excès listés par Tabac Info Service.
Questions supplémentaires : À quelle puissance vapotez-vous ? Combien de ml par jour ? Depuis quand ces symptômes ? Les ressentez-vous surtout après de longues sessions ?
Piste de conseil : expliquer le lien entre matériel et exposition ; envisager de réduire la concentration si le matériel est conservé, ou de revenir vers un tirage plus serré si c'est le goût de l'ancienne sensation qu'il cherche. Si les symptômes persistent, l'orienter vers un professionnel de santé.
Client C : ancien fumeur qui vapote toute la journée
Informations disponibles : a arrêté le tabac il y a deux ans, vapote en continu (bureau, voiture, soirée). Consommation de liquide élevée. Il n'a « pas de problème », mais se demande s'il peut réduire.
Analyse : le vapotage continu répartit l'apport sur toute la journée. Le nombre de cigarettes d'avant n'a plus beaucoup de sens pour lui ; ce qui compte, c'est sa consommation actuelle et son objectif.
Questions supplémentaires : Votre objectif est-il de réduire la nicotine, le liquide consommé, ou les deux ? Avez-vous déjà baissé votre taux ? Comment cela s'est-il passé ? Dans quelles situations vapotez-vous par habitude plutôt que par envie ?
Piste de conseil : si le client souhaite réduire, la diminution est généralement progressive, et Tabac Info Service recommande l'accompagnement d'un professionnel, notamment d'un tabacologue. Le vendeur peut expliquer les options disponibles en boutique, sans fixer de calendrier.
Client D : ressent des signes d'inconfort avec son dosage actuel
Informations disponibles : décrit une bouche pâteuse, des vertiges passagers et une sensation d'écœurement « comme quand on a trop fumé ».
Analyse : ces signes correspondent à ceux que Tabac Info Service associe à un surdosage. Plusieurs causes possibles : concentration trop élevée pour son usage, changement récent de matériel, sessions très longues.
Questions supplémentaires : Avez-vous changé récemment de matériel, de résistance, de puissance ou de liquide ? Ces signes apparaissent-ils après une longue session ? Fumez-vous encore en parallèle ?
Piste de conseil : pause dans l'usage le temps que les signes disparaissent, puis revoir le dosage ou les réglages. Si les symptômes sont importants ou persistent, consulter un médecin. Et vérifier la question du double usage : cigarettes et vape cumulées augmentent l'apport.
Client E : pas satisfait, envie constante de reprendre une cigarette
Informations disponibles : vapote depuis trois semaines, a « tout le temps envie d'une clope », se sent irritable et dort mal. Utilise un matériel à tirage aérien avec un liquide peu dosé.
Analyse : irritabilité, troubles du sommeil et envie persistante font partie des signes de manque décrits par Tabac Info Service. Le tirage aérien peut aussi manquer de la sensation familière de la cigarette.
Questions supplémentaires : Qui vous a conseillé ce taux ? Le tirage vous rappelle-t-il la cigarette ? À quels moments l'envie est-elle la plus forte ? Avez-vous rechuté ?
Piste de conseil : revoir ensemble le couple matériel / dosage, discuter d'un tirage plus serré si c'est la sensation qui manque, et proposer un suivi rapproché. C'est typiquement le client qui abandonne la vape s'il n'est pas revu.
Trop ou pas assez : repérer les signes et ajuster
Possibles signes d'excès | Possibles signes de manque |
Bouche pâteuse | Envie persistante de fumer |
Accélération du rythme cardiaque | Irritabilité, anxiété |
Vertiges, maux de tête | Troubles de la concentration |
Nausées, douleurs au ventre, sensation d'écœurement | Troubles du sommeil ou de l'appétit |
Source : Tabac Info Service. Ces signes ne sont pas spécifiques et peuvent avoir d'autres causes. En cas de doute ou de symptôme important, consultez un médecin. Le service Tabac Info Service (39 89) propose aussi un accompagnement gratuit par des tabacologues.
Deux conseils pratiques pour ajuster. D'abord, ne changer qu'un seul paramètre à la fois (le taux, ou la puissance, ou le matériel), sinon impossible de savoir ce qui a fonctionné. Ensuite, laisser quelques jours à chaque réglage avant de conclure : les premiers jours de transition ne sont pas représentatifs.
Vendre sans forcer : une méthode en 8 étapes
Vendre un produit ou résoudre un problème
Vendre un produit, c'est partir du rayon : « celui-là marche bien, il est à tel prix ». Résoudre un problème, c'est partir du client : « vous avez encore envie de fumer l'après-midi et votre pod fuit ; voilà ce qui peut régler ces deux points ». Dans le premier cas, le client repart avec un objet. Dans le second, il repart avec une solution, et il revient quand il a une nouvelle question.
Les 8 étapes
Étape | Ce que fait le conseiller | Exemple de phrase |
1. Découverte | Questions ouvertes sur la situation, l'historique, le matériel | « Racontez-moi comment ça se passe aujourd'hui. » |
2. Écoute | Laisse parler, relève les détails, ne coupe pas | « Vous disiez que c'était surtout le soir ? » |
3. Reformulation | Résume le besoin et le fait valider | « Si je comprends bien, vous voulez… C'est ça ? » |
4. Sélection | Réduit le choix à deux ou trois options adaptées | « J'ai deux options qui correspondent à ce que vous m'avez dit. » |
5. Explication | Relie chaque option au besoin, sans jargon | « Celui-ci a un tirage serré, comme une cigarette. » |
6. Démonstration | Montre le remplissage, la charge, le changement de résistance | « Je vous montre, puis vous essayez de le remplir. » |
7. Accompagnement | Explique les signes à surveiller et l'entretien | « Si vous avez des vertiges ou encore très envie de fumer, revenez me voir. » |
8. Suivi | Propose un point après quelques jours | « Repassez dans une semaine, on ajustera si besoin. » |
L'étape 6 est souvent sautée par manque de temps. C'est pourtant celle qui évite le plus de retours : un client qui a rempli lui-même son matériel une fois en boutique commet beaucoup moins d'erreurs chez lui.
La vente additionnelle utile
La vente additionnelle a mauvaise réputation, parce qu'elle est souvent pratiquée à l'envers : on ajoute ce qui rapporte, pas ce qui sert. Bien faite, elle évite au client un aller-retour ou une mauvaise surprise.
Produit | Quand le proposer | Quand ne pas le proposer |
Résistance ou cartouche de rechange | Toujours avec un premier kit : elle s'use et le client doit savoir la changer | Si le kit est fourni avec plusieurs rechanges |
E-liquide | Si le client repart sans liquide adapté à son matériel et à son tirage | Ne pas imposer plusieurs parfums « pour essayer » à un débutant |
Batterie ou accu | Pour une box à accu amovible, avec les consignes de sécurité | Pour un pod à batterie intégrée |
Câble ou chargeur | Si le kit n'en contient pas ou si le client n'a pas le bon | Si le client en possède déjà un compatible |
Verre (pyrex) de remplacement | Pour un clearomiseur en verre, surtout si le client est souvent en déplacement | Pour un réservoir plastique intégré |
Étui, dragonne | Si le client a exprimé un besoin (chutes, poche, travail) | Par principe |
L'erreur que l'on ne vous explique presque jamais
La vente additionnelle la plus utile est souvent la moins chère : une résistance de rechange. Sans elle, le débutant qui constate un goût de brûlé un dimanche soir n'a aucune solution et, bien souvent, rachète un paquet de cigarettes. Proposer cette résistance, c'est protéger la réussite de sa transition, pas augmenter un ticket.
10 erreurs qui peuvent faire fuir un client dans une boutique de vape
Commencer par parler du prix. Le client n'a pas encore exprimé son besoin ; on le pousse à choisir sur le seul critère qu'il comprend.
Utiliser du jargon. Ohms, sub-ohm, coil, DL : chaque mot inconnu éloigne un débutant de la décision.
Montrer quinze produits d'un coup. Trop de choix bloque le choix. Deux ou trois options suffisent.
Imposer son matériel préféré. Ce qui plaît au vendeur ne correspond pas forcément au client.
Déterminer la nicotine uniquement avec le nombre de cigarettes. C'est l'objet de tout cet article.
Ne pas demander le matériel actuel. C'est la meilleure source d'information disponible.
Ignorer les habitudes de consommation. Fumer surtout le soir ou tout au long de la journée ne demande pas la même approche.
Vendre un matériel trop complexe à un débutant. Il risque de l'abandonner dans un tiroir.
Ne pas expliquer la résistance. C'est la cause la plus fréquente de goût de brûlé et de déception.
Ne pas assurer le suivi. Un client qui n'est pas revu après quelques jours est un client qui peut retourner au tabac sans que personne ne le sache.
Conclusion : un taux se construit, il ne se devine pas
Le nombre de cigarettes ouvre la conversation ; il ne la termine pas. La nicotine réellement inhalée dépend du matériel, de la puissance, du tirage, de la quantité de liquide et de la façon de vapoter de chacun. Un bon conseil consiste à choisir un point de départ raisonné, à expliquer les signes à surveiller et à revoir le client pour ajuster.
Le bon taux de nicotine ne se lit pas sur un tableau. Il se trouve avec le client, en l'écoutant, puis en ajustant.
Pour comprendre comment identifier la situation d'un client avant même de parler nicotine, lisez les profils de clients et la découverte du besoin. Et si vous formez ou recrutez une équipe, la mise en situation « un paquet par jour » est détaillée dans le guide de recrutement.
Pour aller plus loin. Vapoteur ou fumeur : si vous avez un doute sur votre dosage, apportez votre matériel et votre liquide en boutique, ou parlez-en à votre médecin ou à Tabac Info Service. Vendeur ou gérant : la méthode en 8 étapes et le tableau des paramètres peuvent être imprimés et utilisés comme support de formation.
L'essentiel à retenir
Le taux en mg/ml est une concentration, pas une dose : l'exposition dépend de la quantité de liquide vaporisée et de la façon d'inhaler.
Matériel, puissance, résistance et tirage changent fortement la nicotine réellement inhalée à concentration égale.
Le nombre de cigarettes est un indice pour démarrer, jamais une conversion automatique.
Les sels de nicotine adoucissent la sensation en gorge ; ils ne rendent pas la nicotine « plus légère ».
Les signes d'excès ou de manque guident l'ajustement ; en cas de doute, un professionnel de santé reste la référence.
Vendre sans forcer, c'est découvrir, écouter, reformuler, sélectionner, expliquer, démontrer, accompagner et suivre.
La vente additionnelle n'a de sens que si le client en a réellement besoin.
En France, la concentration est plafonnée à 20 mg/ml et la vente est interdite aux mineurs.
Questions fréquentes
Quel taux de nicotine choisir quand on fume un paquet par jour ?
Il n'existe pas de taux automatique pour un paquet par jour. Le bon dosage dépend aussi du matériel, de la puissance, du tirage et de la façon de vapoter. Tabac Info Service indique qu'il n'existe pas de protocole standardisé. On part d'un point raisonnable défini avec un conseiller, puis on ajuste selon les signes de manque ou d'excès, idéalement avec l'aide d'un professionnel de santé.
Pourquoi le nombre de cigarettes ne suffit-il pas pour choisir son taux de nicotine ?
Parce que le taux en mg/ml est une concentration. La nicotine absorbée dépend de la quantité de liquide vaporisée, qui varie selon le matériel, la puissance, la résistance, le tirage et le nombre de bouffées. Deux personnes qui fumaient autant peuvent donc avoir besoin de dosages différents.
La puissance de la cigarette électronique change-t-elle la nicotine inhalée ?
En général, oui. Une puissance plus élevée vaporise plus de liquide par bouffée, donc davantage de nicotine à concentration égale. C'est pourquoi les matériels puissants en tirage direct s'utilisent habituellement avec des liquides moins concentrés que les pods en tirage serré.
Quelle différence entre sels de nicotine et nicotine classique ?
Les sels de nicotine associent la nicotine à un acide, ce qui rend la sensation en gorge plus douce à concentration égale. Ils sont souvent utilisés dans les pods en tirage serré. Ils ne sont pas plus légers : la concentration affichée reste la concentration réelle, plafonnée à 20 mg/ml en France.
Comment savoir si mon taux de nicotine est trop élevé ?
Tabac Info Service cite comme signes possibles d'excès la bouche pâteuse, l'accélération du rythme cardiaque, les vertiges, les maux de tête, les nausées ou une sensation d'écœurement. En cas de symptômes, il est conseillé de faire une pause, de revoir son dosage ou ses réglages, et de consulter un médecin si les signes sont importants ou persistent.
Comment savoir si mon taux de nicotine est trop faible ?
Une envie persistante de fumer, de l'irritabilité, de l'anxiété, des troubles de la concentration, du sommeil ou de l'appétit peuvent indiquer un apport insuffisant, selon Tabac Info Service. Le matériel peut aussi être en cause : un tirage très aérien ou une résistance usée changent la satisfaction.
Pourquoi ai-je encore envie de fumer avec ma cigarette électronique ?
Plusieurs causes sont possibles : un dosage trop faible pour votre usage, un tirage qui ne rappelle pas la cigarette, une résistance usée, un matériel qui vaporise peu de liquide ou des situations associées au tabac. Apporter son matériel en boutique permet d'identifier la cause avant de changer quoi que ce soit.
Quelle est la concentration maximale de nicotine autorisée en France ?
La concentration maximale autorisée dans les liquides de vapotage est de 20 mg/ml. Les flacons de recharge nicotinés sont limités à 10 ml et les réservoirs ou cartouches à 2 ml, en application de la directive européenne 2014/40/UE.
Faut-il changer de taux de nicotine quand on change de matériel ?
C'est souvent à envisager. Passer d'un pod à une box puissante augmente généralement la quantité de liquide vaporisée, donc la nicotine inhalée à concentration égale. Le passage inverse peut la réduire. Il vaut mieux en parler au moment de l'achat et surveiller les signes les premiers jours.
Peut-on vapoter et fumer en même temps ?
Beaucoup de vapoteurs le font : selon Santé publique France (Baromètre 2024), près de la moitié des vapoteurs quotidiens fument encore. Ce double usage cumule les apports de nicotine et doit être pris en compte dans le choix du dosage. Un tabacologue peut aider à organiser la transition.
Comment baisser progressivement son taux de nicotine ?
Il n'existe pas de protocole standardisé. La baisse se fait généralement par paliers, en laissant le temps de s'adapter et en surveillant les signes de manque. Tabac Info Service recommande l'accompagnement d'un professionnel de santé, par exemple un tabacologue, pour construire ce plan.
Un vendeur de vape peut-il me prescrire un taux de nicotine ?
Non. Un vendeur peut expliquer les options, tenir compte de votre matériel et de vos habitudes, et vous indiquer les signes à surveiller. Il ne remplace pas un professionnel de santé et ne doit pas présenter un taux comme une prescription médicale.
Lexique : les termes à connaître
Terme | Définition simple | Définition professionnelle | Pourquoi cela compte pour le client |
Nicotine | La substance qui crée la dépendance au tabac | Alcaloïde présent dans le tabac, principal responsable de la dépendance | C'est elle qui calme l'envie de fumer |
mg/ml | L'unité du taux de nicotine | Milligrammes de nicotine par millilitre de liquide | Indique une concentration, pas une dose absorbée |
Nicotine base libre | La nicotine « classique » | Forme non protonée de la nicotine, au pH plus élevé | Hit marqué à forte concentration |
Sels de nicotine | Nicotine plus douce en gorge | Nicotine protonée par un acide organique | Concentrations élevées mieux tolérées en MTL |
Puissance (W) | La force de chauffe | Énergie délivrée à la résistance, en watts | Influence la quantité de liquide vaporisée |
Résistance (Ω) | La pièce qui chauffe | Élément chauffant dont la valeur en ohms fixe la plage de puissance | Conditionne tirage, vapeur et consommation |
Sub-ohm | Résistance de très faible valeur | Résistance inférieure à 1 Ω, utilisée à forte puissance | Plus de vapeur et de liquide consommé |
Booster | Petit flacon de nicotine à ajouter | Flacon de 10 ml nicotiné (20 mg/ml max) destiné à être mélangé à une base | Permet de fabriquer un liquide au taux voulu ; à manipuler hors de portée des enfants |
Double usage | Fumer et vapoter en parallèle | Consommation concomitante de tabac et de vape | Cumule les apports de nicotine |
Hit | La sensation dans la gorge | Irritation pharyngée liée à la nicotine et au PG | Recherché par les anciens fumeurs, variable selon le type de nicotine |
Sources et références
Tabac Info Service, Dosage nicotine cigarette électronique (absence de protocole standardisé, recours au tabacologue). https://www.tabac-info-service.fr/questions-reponses/04_questions-mises-en-ligne/dosage-nicotine-cigarette-electronique
Tabac Info Service, Signes manque / surdosage, vapoteuse. https://www.tabac-info-service.fr/questions-reponses/04_questions-mises-en-ligne/signes-manque-surdosage-vapoteuse
DGCCRF, Vos questions, nos réponses sur les cigarettes électroniques (20 mg/ml, 10 ml, 2 ml, étiquetage, stations de recharge au 1er juillet 2026 ; fiche mise à jour le 30/10/2025). https://www.economie.gouv.fr/dgccrf/les-fiches-pratiques/vos-questions-nos-reponses-sur-les-cigarettes-electroniques
Union européenne, Directive 2014/40/UE du 3 avril 2014, article 20. https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/?uri=CELEX:32014L0040
Légifrance, Loi n° 2025-175 du 24 février 2025 visant à interdire les dispositifs électroniques de vapotage à usage unique. https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000051244550
Légifrance, Code de la santé publique, articles L3513-1 à L3513-6. https://www.legifrance.gouv.fr/codes/section_lc/LEGITEXT000006072665/LEGISCTA000032549210/
Santé publique France, Vapotage : usage et évolutions récentes. Baromètre 2024, publié le 11 décembre 2025. https://www.santepubliquefrance.fr/tabac/rapportsynthese/vapotage-usage-et-evolutions-recentes-barometre-de-sante-publique-france-resultats-de-ledition-2024
Vaping Post, Vapotage : la France veut encadrer les arômes et la nicotine dès 2026 (5 juin 2025 ; annonce ministérielle, mesures non adoptées à cette date). https://fr.vapingpost.com/vapotage-aromes-nicotine-interdiction-2026/

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