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Quel taux de nicotine choisir ? Pourquoi le nombre de cigarettes ne suffit pas

23 sept.
16 min de lecture

Dernière mise à jour : il y a 2 jours

Pourquoi « un paquet par jour » ne donne pas un taux


« Je fume un paquet par jour, il me faut du combien ? » C'est probablement la question la plus posée dans une boutique de vape. Elle appelle une réponse rapide, un chiffre, et beaucoup de vendeurs en ont un tout prêt. Le problème, c'est que ce chiffre peut être juste pour un client et complètement à côté pour le suivant, qui fume pourtant exactement autant.


Quel taux de nicotine choisir, alors, quand on passe à la cigarette électronique ? Cet article explique pourquoi la réponse ne tient pas dans un tableau.

Il s'adresse d'abord aux fumeurs et vapoteurs qui cherchent le bon dosage, et aux professionnels qui les conseillent. Il ne remplace pas l'avis d'un médecin ou d'un tabacologue : il aide à comprendre ce qui se joue, pour poser les bonnes questions et ajuster en connaissance de cause.

D'où vient la règle du paquet, et pourquoi elle rassure


Les tableaux de correspondance entre nombre de cigarettes et taux de nicotine circulent partout : sur les emballages, les sites marchands, dans les boutiques. Ils ont un mérite réel : ils donnent un point de départ à quelqu'un qui n'a aucun repère. Pour un fumeur qui entre pour la première fois dans une boutique, entendre « pour vous, ce serait plutôt ce taux-là » est rassurant.


Mais ces tableaux reposent sur une hypothèse implicite : que tout le monde vapote avec le même matériel, de la même manière, au même rythme. Or ce n'est jamais le cas. Tabac Info Service le dit clairement : il n'existe pas de protocole de dosage des e-liquides, et la science manque d'équivalences précises entre tabac et vapotage. Le nombre de cigarettes est un indice. Le transformer en conversion automatique, c'est ignorer la moitié de l'équation.

Derrière cette question se cache en réalité…

Quand un client demande « il me faut du combien ? », il ne demande pas vraiment un chiffre. Il demande : « est-ce que je vais tenir sans cigarette ? ». La vraie réponse n'est donc pas un taux, c'est un plan : un point de départ raisonné, les signes à surveiller, et la possibilité de revenir ajuster. Un client qui repart avec ce plan est beaucoup mieux armé qu'un client qui repart avec un chiffre.

Concentration, quantité, exposition : remettre les mots à leur place


Le taux en mg/ml est une concentration, pas une dose


Un e-liquide à 6 mg/ml contient 6 milligrammes de nicotine par millilitre de liquide. C'est une concentration, comme le degré d'alcool sur une bouteille. Elle ne dit pas combien vous allez en absorber : un verre de vin et une bouteille de vin ont le même degré.


Ce que la personne reçoit dépend donc de combien de liquide elle vaporise et de comment elle l'inhale. Deux vapoteurs qui utilisent le même flacon peuvent avoir une exposition très différente.


Les paramètres qui changent la nicotine réellement inhalée

Paramètre

Ce que c'est

Effet général sur l'exposition

Concentration (mg/ml)

Quantité de nicotine par ml de liquide

À usage identique, plus la concentration est haute, plus l'exposition l'est

Quantité de liquide consommée

Nombre de ml vaporisés par jour

Plus on vaporise de liquide, plus on inhale de nicotine à concentration égale

Puissance (W)

Intensité de chauffe

Une puissance plus élevée vaporise en général plus de liquide par bouffée

Résistance (Ω)

Élément chauffant ; sa valeur fixe la plage de puissance

Les résistances de faible valeur (sub-ohm) s'utilisent à plus forte puissance et vaporisent davantage

Tirage (MTL, RDL, DL)

Façon d'inspirer

Le DL mobilise beaucoup plus de vapeur que le MTL

Fréquence et durée des bouffées

Nombre de bouffées, longueur de chaque inspiration

Des bouffées longues et fréquentes augmentent l'exposition

Répartition dans la journée

Vapotage continu ou par moments

Change la façon dont l'envie est satisfaite

Type de nicotine

Base libre ou sels

Modifie surtout la sensation en gorge, donc la concentration tolérée

Comportement individuel

Profondeur d'inhalation, habitudes, sensibilité

Varie fortement d'une personne à l'autre

Ces effets sont des tendances générales, pas des lois exactes. Mais ils suffisent à comprendre pourquoi deux personnes qui fumaient autant peuvent avoir besoin de réglages très différents.

Ce que le client ne voit pas

Un vapoteur qui passe d'un petit pod à une box puissante sans changer de liquide augmente souvent, sans le savoir, la nicotine qu'il inhale, simplement parce qu'il vaporise beaucoup plus de liquide. À l'inverse, celui qui passe d'une box à un pod en gardant un liquide faiblement dosé peut avoir l'impression que « la vape ne lui suffit plus ». Dans les deux cas, le liquide n'a pas changé. C'est le matériel qui a changé la donne.


Nicotine base libre ou sels de nicotine


La nicotine en base libre (dite classique) donne une sensation en gorge, le « hit », qui devient marquée quand la concentration monte. Les sels de nicotine associent la nicotine à un acide, ce qui rend la sensation en gorge plus douce à concentration égale.


C'est pour cette raison qu'on les trouve souvent en concentrations élevées dans les pods en tirage MTL : un ancien fumeur peut obtenir une satisfaction proche de ce qu'il connaissait sans la sensation d'irritation qu'aurait provoquée la même concentration en base libre.

Deux précisions importantes. Les sels ne sont ni « plus légers » ni « plus sains » : la concentration indiquée reste la concentration réelle. Et ils ne sont généralement pas adaptés aux matériels puissants en tirage direct, où la quantité de liquide vaporisée est élevée.


Ce que dit la réglementation


Cadre en vigueur en France (septembre 2026)


  • Concentration maximale en nicotine : 20 mg/ml (directive 2014/40/UE, art. 20, et fiche DGCCRF).

  • Flacons de recharge nicotinés : 10 ml maximum ; réservoirs et cartouches contenant un liquide nicotiné : 2 ml maximum.

  • Depuis le 1er juillet 2026, la vente en station de recharge de liquides avec nicotine ajoutée par le détaillant est interdite (DGCCRF).

  • Les liquides nicotinés portent un avertissement sanitaire sur la dépendance, ainsi que, selon leur concentration, un pictogramme de danger en cas d'ingestion. Bouchon de sécurité enfant obligatoire.

  • Vente interdite aux mineurs, preuve de majorité exigée (Code de la santé publique, art. L3513-5).

  • Depuis la loi du 24 février 2025, les dispositifs à usage unique (« puffs » jetables) ne peuvent plus être vendus.

Des évolutions ont été annoncées en 2025 par le ministère de la Santé sur les arômes et les taux de nicotine. À la date de rédaction, vérifiez l'état des textes avant publication : aucune de ces mesures n'est présentée ici comme adoptée.


Cinq cas pratiques : raisonner plutôt que convertir


Les cas suivants sont fictifs. Ils montrent un raisonnement, pas une prescription : aucun ne donne de taux « à appliquer ». Pour chaque client, le vendeur analyse ce qu'il sait, identifie ce qui manque et oriente la discussion.


Client A : fume régulièrement, utilise un petit pod en tirage MTL


Informations disponibles : fumeur d'environ quinze cigarettes par jour, vient de commencer avec un petit pod à faible puissance, tirage serré. Liquide en base libre, faiblement dosé. Il fume encore « quelques-unes » l'après-midi.


Analyse : un pod MTL vaporise peu de liquide par bouffée. Avec une faible concentration, l'apport peut ne pas suffire à calmer l'envie, ce qui expliquerait les cigarettes de l'après-midi. La base libre à concentration plus élevée risque en revanche d'être irritante en gorge.


Questions supplémentaires : À quel moment revient l'envie de fumer ? Combien de temps vapotez-vous d'affilée ? La sensation en gorge vous convient-elle ? Combien de liquide utilisez-vous par jour ?


Piste de conseil : discuter d'un ajustement du dosage, éventuellement vers des sels de nicotine plus doux en gorge, en expliquant les signes d'excès et en proposant un point dans quelques jours.


Client B : fume moins, mais utilise un matériel beaucoup plus puissant


Informations disponibles : une dizaine de cigarettes par jour, a acheté une box puissante avec un clearomiseur sub-ohm, tirage direct. Il a pris le même taux qu'un ami qui vapote en pod. Il se plaint de maux de tête et d'une gorge irritée.


Analyse : en DL, la quantité de liquide vaporisée par bouffée est bien plus importante. À concentration égale, l'exposition peut être nettement supérieure à celle de son ami. Les symptômes décrits font partie des signes d'excès listés par Tabac Info Service.


Questions supplémentaires : À quelle puissance vapotez-vous ? Combien de ml par jour ? Depuis quand ces symptômes ? Les ressentez-vous surtout après de longues sessions ?


Piste de conseil : expliquer le lien entre matériel et exposition ; envisager de réduire la concentration si le matériel est conservé, ou de revenir vers un tirage plus serré si c'est le goût de l'ancienne sensation qu'il cherche. Si les symptômes persistent, l'orienter vers un professionnel de santé.


Client C : ancien fumeur qui vapote toute la journée


Informations disponibles : a arrêté le tabac il y a deux ans, vapote en continu (bureau, voiture, soirée). Consommation de liquide élevée. Il n'a « pas de problème », mais se demande s'il peut réduire.


Analyse : le vapotage continu répartit l'apport sur toute la journée. Le nombre de cigarettes d'avant n'a plus beaucoup de sens pour lui ; ce qui compte, c'est sa consommation actuelle et son objectif.


Questions supplémentaires : Votre objectif est-il de réduire la nicotine, le liquide consommé, ou les deux ? Avez-vous déjà baissé votre taux ? Comment cela s'est-il passé ? Dans quelles situations vapotez-vous par habitude plutôt que par envie ?


Piste de conseil : si le client souhaite réduire, la diminution est généralement progressive, et Tabac Info Service recommande l'accompagnement d'un professionnel, notamment d'un tabacologue. Le vendeur peut expliquer les options disponibles en boutique, sans fixer de calendrier.


Client D : ressent des signes d'inconfort avec son dosage actuel


Informations disponibles : décrit une bouche pâteuse, des vertiges passagers et une sensation d'écœurement « comme quand on a trop fumé ».


Analyse : ces signes correspondent à ceux que Tabac Info Service associe à un surdosage. Plusieurs causes possibles : concentration trop élevée pour son usage, changement récent de matériel, sessions très longues.


Questions supplémentaires : Avez-vous changé récemment de matériel, de résistance, de puissance ou de liquide ? Ces signes apparaissent-ils après une longue session ? Fumez-vous encore en parallèle ?


Piste de conseil : pause dans l'usage le temps que les signes disparaissent, puis revoir le dosage ou les réglages. Si les symptômes sont importants ou persistent, consulter un médecin. Et vérifier la question du double usage : cigarettes et vape cumulées augmentent l'apport.


Client E : pas satisfait, envie constante de reprendre une cigarette


Informations disponibles : vapote depuis trois semaines, a « tout le temps envie d'une clope », se sent irritable et dort mal. Utilise un matériel à tirage aérien avec un liquide peu dosé.


Analyse : irritabilité, troubles du sommeil et envie persistante font partie des signes de manque décrits par Tabac Info Service. Le tirage aérien peut aussi manquer de la sensation familière de la cigarette.


Questions supplémentaires : Qui vous a conseillé ce taux ? Le tirage vous rappelle-t-il la cigarette ? À quels moments l'envie est-elle la plus forte ? Avez-vous rechuté ?


Piste de conseil : revoir ensemble le couple matériel / dosage, discuter d'un tirage plus serré si c'est la sensation qui manque, et proposer un suivi rapproché. C'est typiquement le client qui abandonne la vape s'il n'est pas revu.


Trop ou pas assez : repérer les signes et ajuster

Possibles signes d'excès

Possibles signes de manque

Bouche pâteuse

Envie persistante de fumer

Accélération du rythme cardiaque

Irritabilité, anxiété

Vertiges, maux de tête

Troubles de la concentration

Nausées, douleurs au ventre, sensation d'écœurement

Troubles du sommeil ou de l'appétit

Source : Tabac Info Service. Ces signes ne sont pas spécifiques et peuvent avoir d'autres causes. En cas de doute ou de symptôme important, consultez un médecin. Le service Tabac Info Service (39 89) propose aussi un accompagnement gratuit par des tabacologues.

Deux conseils pratiques pour ajuster. D'abord, ne changer qu'un seul paramètre à la fois (le taux, ou la puissance, ou le matériel), sinon impossible de savoir ce qui a fonctionné. Ensuite, laisser quelques jours à chaque réglage avant de conclure : les premiers jours de transition ne sont pas représentatifs.

Vendre sans forcer : une méthode en 8 étapes


Vendre un produit ou résoudre un problème


Vendre un produit, c'est partir du rayon : « celui-là marche bien, il est à tel prix ». Résoudre un problème, c'est partir du client : « vous avez encore envie de fumer l'après-midi et votre pod fuit ; voilà ce qui peut régler ces deux points ». Dans le premier cas, le client repart avec un objet. Dans le second, il repart avec une solution, et il revient quand il a une nouvelle question.

Les 8 étapes

Étape

Ce que fait le conseiller

Exemple de phrase

1. Découverte

Questions ouvertes sur la situation, l'historique, le matériel

« Racontez-moi comment ça se passe aujourd'hui. »

2. Écoute

Laisse parler, relève les détails, ne coupe pas

« Vous disiez que c'était surtout le soir ? »

3. Reformulation

Résume le besoin et le fait valider

« Si je comprends bien, vous voulez… C'est ça ? »

4. Sélection

Réduit le choix à deux ou trois options adaptées

« J'ai deux options qui correspondent à ce que vous m'avez dit. »

5. Explication

Relie chaque option au besoin, sans jargon

« Celui-ci a un tirage serré, comme une cigarette. »

6. Démonstration

Montre le remplissage, la charge, le changement de résistance

« Je vous montre, puis vous essayez de le remplir. »

7. Accompagnement

Explique les signes à surveiller et l'entretien

« Si vous avez des vertiges ou encore très envie de fumer, revenez me voir. »

8. Suivi

Propose un point après quelques jours

« Repassez dans une semaine, on ajustera si besoin. »

L'étape 6 est souvent sautée par manque de temps. C'est pourtant celle qui évite le plus de retours : un client qui a rempli lui-même son matériel une fois en boutique commet beaucoup moins d'erreurs chez lui.

La vente additionnelle utile

La vente additionnelle a mauvaise réputation, parce qu'elle est souvent pratiquée à l'envers : on ajoute ce qui rapporte, pas ce qui sert. Bien faite, elle évite au client un aller-retour ou une mauvaise surprise.

Produit

Quand le proposer

Quand ne pas le proposer

Résistance ou cartouche de rechange

Toujours avec un premier kit : elle s'use et le client doit savoir la changer

Si le kit est fourni avec plusieurs rechanges

E-liquide

Si le client repart sans liquide adapté à son matériel et à son tirage

Ne pas imposer plusieurs parfums « pour essayer » à un débutant

Batterie ou accu

Pour une box à accu amovible, avec les consignes de sécurité

Pour un pod à batterie intégrée

Câble ou chargeur

Si le kit n'en contient pas ou si le client n'a pas le bon

Si le client en possède déjà un compatible

Verre (pyrex) de remplacement

Pour un clearomiseur en verre, surtout si le client est souvent en déplacement

Pour un réservoir plastique intégré

Étui, dragonne

Si le client a exprimé un besoin (chutes, poche, travail)

Par principe

L'erreur que l'on ne vous explique presque jamais

La vente additionnelle la plus utile est souvent la moins chère : une résistance de rechange. Sans elle, le débutant qui constate un goût de brûlé un dimanche soir n'a aucune solution et, bien souvent, rachète un paquet de cigarettes. Proposer cette résistance, c'est protéger la réussite de sa transition, pas augmenter un ticket.

10 erreurs qui peuvent faire fuir un client dans une boutique de vape

  1. Commencer par parler du prix. Le client n'a pas encore exprimé son besoin ; on le pousse à choisir sur le seul critère qu'il comprend.

  2. Utiliser du jargon. Ohms, sub-ohm, coil, DL : chaque mot inconnu éloigne un débutant de la décision.

  3. Montrer quinze produits d'un coup. Trop de choix bloque le choix. Deux ou trois options suffisent.

  4. Imposer son matériel préféré. Ce qui plaît au vendeur ne correspond pas forcément au client.

  5. Déterminer la nicotine uniquement avec le nombre de cigarettes. C'est l'objet de tout cet article.

  6. Ne pas demander le matériel actuel. C'est la meilleure source d'information disponible.

  7. Ignorer les habitudes de consommation. Fumer surtout le soir ou tout au long de la journée ne demande pas la même approche.

  8. Vendre un matériel trop complexe à un débutant. Il risque de l'abandonner dans un tiroir.

  9. Ne pas expliquer la résistance. C'est la cause la plus fréquente de goût de brûlé et de déception.

  10. Ne pas assurer le suivi. Un client qui n'est pas revu après quelques jours est un client qui peut retourner au tabac sans que personne ne le sache.

Conclusion : un taux se construit, il ne se devine pas

Le nombre de cigarettes ouvre la conversation ; il ne la termine pas. La nicotine réellement inhalée dépend du matériel, de la puissance, du tirage, de la quantité de liquide et de la façon de vapoter de chacun. Un bon conseil consiste à choisir un point de départ raisonné, à expliquer les signes à surveiller et à revoir le client pour ajuster.

Le bon taux de nicotine ne se lit pas sur un tableau. Il se trouve avec le client, en l'écoutant, puis en ajustant.


Pour comprendre comment identifier la situation d'un client avant même de parler nicotine, lisez les profils de clients et la découverte du besoin. Et si vous formez ou recrutez une équipe, la mise en situation « un paquet par jour » est détaillée dans le guide de recrutement.

Pour aller plus loin. Vapoteur ou fumeur : si vous avez un doute sur votre dosage, apportez votre matériel et votre liquide en boutique, ou parlez-en à votre médecin ou à Tabac Info Service. Vendeur ou gérant : la méthode en 8 étapes et le tableau des paramètres peuvent être imprimés et utilisés comme support de formation.



L'essentiel à retenir

  1. Le taux en mg/ml est une concentration, pas une dose : l'exposition dépend de la quantité de liquide vaporisée et de la façon d'inhaler.

  2. Matériel, puissance, résistance et tirage changent fortement la nicotine réellement inhalée à concentration égale.

  3. Le nombre de cigarettes est un indice pour démarrer, jamais une conversion automatique.

  4. Les sels de nicotine adoucissent la sensation en gorge ; ils ne rendent pas la nicotine « plus légère ».

  5. Les signes d'excès ou de manque guident l'ajustement ; en cas de doute, un professionnel de santé reste la référence.

  6. Vendre sans forcer, c'est découvrir, écouter, reformuler, sélectionner, expliquer, démontrer, accompagner et suivre.

  7. La vente additionnelle n'a de sens que si le client en a réellement besoin.

  8. En France, la concentration est plafonnée à 20 mg/ml et la vente est interdite aux mineurs.


Questions fréquentes


Quel taux de nicotine choisir quand on fume un paquet par jour ?

Il n'existe pas de taux automatique pour un paquet par jour. Le bon dosage dépend aussi du matériel, de la puissance, du tirage et de la façon de vapoter. Tabac Info Service indique qu'il n'existe pas de protocole standardisé. On part d'un point raisonnable défini avec un conseiller, puis on ajuste selon les signes de manque ou d'excès, idéalement avec l'aide d'un professionnel de santé.



Pourquoi le nombre de cigarettes ne suffit-il pas pour choisir son taux de nicotine ?

Parce que le taux en mg/ml est une concentration. La nicotine absorbée dépend de la quantité de liquide vaporisée, qui varie selon le matériel, la puissance, la résistance, le tirage et le nombre de bouffées. Deux personnes qui fumaient autant peuvent donc avoir besoin de dosages différents.


La puissance de la cigarette électronique change-t-elle la nicotine inhalée ?

En général, oui. Une puissance plus élevée vaporise plus de liquide par bouffée, donc davantage de nicotine à concentration égale. C'est pourquoi les matériels puissants en tirage direct s'utilisent habituellement avec des liquides moins concentrés que les pods en tirage serré.


Quelle différence entre sels de nicotine et nicotine classique ?

Les sels de nicotine associent la nicotine à un acide, ce qui rend la sensation en gorge plus douce à concentration égale. Ils sont souvent utilisés dans les pods en tirage serré. Ils ne sont pas plus légers : la concentration affichée reste la concentration réelle, plafonnée à 20 mg/ml en France.


Comment savoir si mon taux de nicotine est trop élevé ?

Tabac Info Service cite comme signes possibles d'excès la bouche pâteuse, l'accélération du rythme cardiaque, les vertiges, les maux de tête, les nausées ou une sensation d'écœurement. En cas de symptômes, il est conseillé de faire une pause, de revoir son dosage ou ses réglages, et de consulter un médecin si les signes sont importants ou persistent.


Comment savoir si mon taux de nicotine est trop faible ?

Une envie persistante de fumer, de l'irritabilité, de l'anxiété, des troubles de la concentration, du sommeil ou de l'appétit peuvent indiquer un apport insuffisant, selon Tabac Info Service. Le matériel peut aussi être en cause : un tirage très aérien ou une résistance usée changent la satisfaction.


Pourquoi ai-je encore envie de fumer avec ma cigarette électronique ?

Plusieurs causes sont possibles : un dosage trop faible pour votre usage, un tirage qui ne rappelle pas la cigarette, une résistance usée, un matériel qui vaporise peu de liquide ou des situations associées au tabac. Apporter son matériel en boutique permet d'identifier la cause avant de changer quoi que ce soit.


Quelle est la concentration maximale de nicotine autorisée en France ?

La concentration maximale autorisée dans les liquides de vapotage est de 20 mg/ml. Les flacons de recharge nicotinés sont limités à 10 ml et les réservoirs ou cartouches à 2 ml, en application de la directive européenne 2014/40/UE.



Faut-il changer de taux de nicotine quand on change de matériel ?

C'est souvent à envisager. Passer d'un pod à une box puissante augmente généralement la quantité de liquide vaporisée, donc la nicotine inhalée à concentration égale. Le passage inverse peut la réduire. Il vaut mieux en parler au moment de l'achat et surveiller les signes les premiers jours.


Peut-on vapoter et fumer en même temps ?

Beaucoup de vapoteurs le font : selon Santé publique France (Baromètre 2024), près de la moitié des vapoteurs quotidiens fument encore. Ce double usage cumule les apports de nicotine et doit être pris en compte dans le choix du dosage. Un tabacologue peut aider à organiser la transition.


Comment baisser progressivement son taux de nicotine ?

Il n'existe pas de protocole standardisé. La baisse se fait généralement par paliers, en laissant le temps de s'adapter et en surveillant les signes de manque. Tabac Info Service recommande l'accompagnement d'un professionnel de santé, par exemple un tabacologue, pour construire ce plan.


Un vendeur de vape peut-il me prescrire un taux de nicotine ?

Non. Un vendeur peut expliquer les options, tenir compte de votre matériel et de vos habitudes, et vous indiquer les signes à surveiller. Il ne remplace pas un professionnel de santé et ne doit pas présenter un taux comme une prescription médicale.


Lexique : les termes à connaître

Terme

Définition simple

Définition professionnelle

Pourquoi cela compte pour le client

Nicotine

La substance qui crée la dépendance au tabac

Alcaloïde présent dans le tabac, principal responsable de la dépendance

C'est elle qui calme l'envie de fumer

mg/ml

L'unité du taux de nicotine

Milligrammes de nicotine par millilitre de liquide

Indique une concentration, pas une dose absorbée

Nicotine base libre

La nicotine « classique »

Forme non protonée de la nicotine, au pH plus élevé

Hit marqué à forte concentration

Sels de nicotine

Nicotine plus douce en gorge

Nicotine protonée par un acide organique

Concentrations élevées mieux tolérées en MTL

Puissance (W)

La force de chauffe

Énergie délivrée à la résistance, en watts

Influence la quantité de liquide vaporisée

Résistance (Ω)

La pièce qui chauffe

Élément chauffant dont la valeur en ohms fixe la plage de puissance

Conditionne tirage, vapeur et consommation

Sub-ohm

Résistance de très faible valeur

Résistance inférieure à 1 Ω, utilisée à forte puissance

Plus de vapeur et de liquide consommé

Booster

Petit flacon de nicotine à ajouter

Flacon de 10 ml nicotiné (20 mg/ml max) destiné à être mélangé à une base

Permet de fabriquer un liquide au taux voulu ; à manipuler hors de portée des enfants

Double usage

Fumer et vapoter en parallèle

Consommation concomitante de tabac et de vape

Cumule les apports de nicotine

Hit

La sensation dans la gorge

Irritation pharyngée liée à la nicotine et au PG

Recherché par les anciens fumeurs, variable selon le type de nicotine

Sources et références


Pour aller plus loin

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